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Indécence

L’indécence, ce n’est certes pas la chemise arrachée d’un directeur de ressources humaines, c’est bien plutôt la différence de statut et de salaire qui oppose un chef d’entreprise semi-publique vingt fois mieux payé que les employés qu’il licencie.Comment peut on calculer de mettre au chômage des hommes qui font leur travail dans une entreprise qui marche plutôt bien, sans songer à baisser d’abord son revenu exagéré ? Mais sans doute, quand on est fils de diplomate, qu’on se revendique d’une certaine noblesse, trouve-t-on normal d’être privilégié et opportun de ruiner la vie de ses employés/domestiques pour maintenir son propre train…

Dans la république universelle, les salaires seront différenciés, pour motiver les gens. Le différentiel sera de un à dix maximum. Mais toucher 20 fois plus, cent fois plus avec les primes, retraites, actions, stock options, cela ne motive pas, cela permet seulement de mépriser ceux qui n’ont pas ces avantages.

Abolissons les castes, dont Monsieur « De » Juniac, fils de diplomate, de fausse noblesse, énarque, « haut » fonctionnaire, nommé grâce à ses accointances politiques est le plus parfait représentant.

Républicains ?

Républicains ou nationalistes ?
Ceux qui refusent l’entrée sur le territoire français à des réfugiés, qui fuient la guerre ou une misère telle qu’on ne peut plus nourrir ses enfants, et qui se prétendent républicains confondent le sens de ce mot avec celui de nationalistes !
La liberté, l’égalité et la fraternité sont pour tous les citoyens du monde.

Non à l’égoïsme, ouvrons nos frontières

Les chefs d’Etat d’Europe et leurs ministres des finances refusent un soutien suffisant à la Grèce.

Les pays d’Europe limitent leur capacité d’accueil de réfugiés à des quotas dérisoires.

La majorité des citoyens semble soutenir cette attitude peureuse. La tactique de l’escargot remplace celle de l’autruche, avec l’assentiment massif des foules.

Les partis les plus « à gauche », restent fermement souverainistes et nationalistes : on ne va pas donner les mêmes droits aux étrangers qu’à nos nationaux. La solidarité se limite à nos familles, à nos proches ou, éventuellement, à des quotas de « gentils pauvres », bien choisis.

Même les associations restent « mesurées » dans leur révolte, en demandant poliment une ouverture un peu plus grande, sans remettre en cause le principe de la fermeture.

Mais ce n’est pas en essayant d’obtenir de petites avancées qu’on améliorera la situation globale. La misère des peuples a besoin d’une révolution, pas de réformettes qui ne font qu’ajouter à la complexité et parfois à l’injustice. Il ne faut pas seulement entrouvrir nos frontières, il faut supprimer les différences entre nos lois et abattre tous les barbelés. Ce n’est pas de l’utopie, c’est le seul remède possible.

Si des milliers, des millions de gens fuient la guerre et sont bien accueillis, ils participeront à une vie en commun, en apportant leur force de travail. Le nombre d’emplois d’une société augmente avec la démographie, avec l’énergie et la volonté des citoyens et décroit avec la peur et l’égoïsme : peur d’embaucher, peur de bouger, peur du voisin.

Sortons dans la rue pour appeler à une société réellement équitable et solidaire.