le vote ne suffit pas à la démocratie

La république n’a existé dans le temps et l’espace que sur une part mineure de l’humanité. Pourtant, c’est le mode d’organisation de la société qui seul s’oppose à la violence de l’injustive. Un autocrate est injuste par nature : même s’il souhaite le bonheur du peuple, il ne peut lui donner la liberté.

Il y a eu bien des républiques, mais aucune n’a vraiment réussi à équilibrer les libertés individuelles dans l’équité, et encore moins à convaincre de la solidarité universelle. Mais tous les gouvernements qui cherchent à être démocratiques insistent sur l’importance du vote : il faut élire nos représentants, c’est le moyen minimal de nous exprimer. Mais au XXIème siècle, les gouvernants élus triomphent par le populisme, les promesses non tenues, la manipulation médiatique.

Pour obtenir des représentants plus légitimes et plus justes, également plus efficaces, il faut améliorer les lois qui leur permettent d’arriver au pouvoir et d’y rester.

En premier lieu, la vérité du discours et des actes doit être un impératif constant. Un candidat ne doit pas avoir le droit de mentir. Aujourd’hui ils mentent de deux manières : en déformant la vérité des faits passés et actuels et en prenant des engagements qu’ils ne comptent pas tenir. Les discours doivent être assis sur des vérités objectives et vérifiables. Les promesses doivent être tenues. La sanction doit être l’inéligibilité à vie.

Le système d’élections devra permettre accessoirement d’élire des représentants, mais en premier lieu il devra définir une politique, avec des objectifs, des moyens, des actions précises et phasées. Les programmes différents, parmi lesquels les électeurs choisiraient devraient avoir été élaborés par un parti, et ci possible co-construit avec le maximum de sympathisants. Le représentant élu devrait être la voix de ce programme, pas un chef à suivre aveuglément.

C’est le principe du mandat impératif, qui avait été révé par la commune de Paris, il y a plus de 150 ans. Au cours de son mandat, les représentants élus au sein d’une assemblée, auront à exécuter le programme pour lequel ils ont été mandatés. Bien entendu , il faudra l’adapter, l’améliorer, le faire vivre. Mais pour cela ils devront recueillir l’approbation des autres représentants, pour les modfiications mineures, et de la majorité des citoyens, par referendum, pour les modifications majeures.

Le nouveau système doit se protéger contre toute appropriation individuelle du pouvoir : pas de loi, de décret décidé et signé d’une seule personne ; pas de mandat de plus de cinq ans, pas de plus de deux renouvellements. Pour que chaque citoyen soit l’égal en droit de n’importe quel autre, il ne faut donner à un élu que le seul pouvoir de faire ce qui a été décidé par un groupe pour le bien de tous et qui aura été approuvé par la majorité des autres citoyens.

Mais la vérité a aussi besoin de deux moyens pour éclairer notre société humaine : l’éducation publique et la régulation de la communication.

L’éducation publique doit former des citoyens autonomes capables de discerner, parmi la foule d’informations qui leur parviennent, le vrai du faux, capables de distinguer le fait original de son interprétation déformée. Pour cela, il faut à la fois multiplier et recouper entre elles les sources d’informations, e td’autres part les confronter à un système de pensée, une construction intellectuelle cohérente, qui doit être propre à chacun de nous. Cela demande plus de philosophie et de démarche scientifique et logique dans l’apprentissage.

La régulation de la communication doit être faite par une autorité indépendante, pour éviter l’appel à la violence physique, à la haine, à l’aveuglement. Tout le monde doit pouvoir s’exprimer librement, mais intelligemment : chaque propos, qui peut être caricatural, doit être remis dans son contexte par le medium de communication où il est diffusé.

La vérité peut paraitre insaisissable, mais elle doit etre le seul objet de notre quête intellectuelle. Les jeunes, par paresse, les vieux par confort intellectuel, plongent dans le déni, les idées qui confortent l’égoisme de nos comportements : les étrangers, les pauvres sont dangereux, les riches sont merveilleux, un héros viendra nous sauver, le climat va s’arranger, la nature n’est pas en danger, il y aura de la place pour tout le monde, tant qu’il y en a pour moi. Il faut une révolution des consciences, dans l’école et les media pour apprendre à affronter puis aimer la vérité.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.