La guerre touche les pays pétroliers, les transports d’hydrocarbures sont perturbés. Il est normal que le prix du pétrole augmente. Mais à chaque foucade du président des États-Unis à ce sujet, le prix varie. La famille de Trump a directement profité de la première remontée des prix, étant au courant de la prochaine attaque américaine contre l’Iran. Mais les propos incohérents de Trump n’ont pas toujours cette efficacité personnelle. En tout cas l’univers de la finance mondiale semble davantage perturbé par l’instabilité des discours que par l’approvisionnement et la diminution de la ressource.
Prenons un autre exemple : à l’échelle étroite de nos vies, la notion bancaire de prêt, de taux de remboursement a un sens très concret. Mais la dette d’un pays, supérieure à son propre produit intérieur brut, est financée par d’autres prêts et ne semble pas empêcher les riches de ce pays de prospérer, bien au contraire. Les plus pauvres y perdent-ils ? C’est impossible à dire. Nous sommes habitués à ce que les sociétés fassent faillite et s’affranchissent dés lors de leurs dettes. Ne vaudrait il pas mieux déclarer nos pauvres états en faillite et reconstruire une république fondée sur les vrais échanges économiques et non pas ce système financier complètement déconnecté de la réalité du travail des êtres humains ?