Les trois menaces

Le nationalisme, l’hypercapitalisme et le fanatisme religieux menacent notre terre.

Ce sont avant tout des forces de division. Les nationalistes recrutent dans la haine des pays voisins, ils créent et entretiennent les guerres ; les hypercapitalistes font leurs plus gros bénéfices sur les inégalités sociales entre pays, les délocalisations, les destructions d’emplois et les crises synonymes de profits boursiers ; les fanatiques religieux ne cherchent pas à glorifier un dieu, mais à juger, maudire, exclure, exécuter ceux qui ne pensent pas comme eux.

Les gouvernements autoritaires, les terroristes et les publicitaires utilisent les memes moyens : manipulation, simplification abusive, déformation de la vérité, calomnies. Ils utilisent l’argent pour faire de l’argent et non pour produire de nouvelles oeuvres. Leur but est d’asservir les uns, en leur laissant espérer d’être les égaux des maîtres et d’exclure les autres.

La nature est asservie par les hypercapitalistes, qui ne voient que le court terme et la monoculture simplificatrice. Les nationalistes laissent détruire, ou détruisent avec plaisir la nature qui n’est pas dans leur patrie : le colonialisme est né de ces deux forces, l’investissement dans les entreprises lointaines et dans « l’esprit pionnier » qui a consisté à tuer ou réduire en esclavage les autochtones, détruire les forêts pour une exploitation minière. Quant aux fanatiques religieux, ne comptez pas sur eux pour défendre la création, ils sont trop obsédés par la destruction ; leurs ennemis jurés sont les scientifiques honnêtes qui recherchent la vérité dans la compréhension de la complexité de l’univers et de la vie, alors que l’on ne doit croire qu’à la génèse en 6 jours sur une terre plate au centre du ciel.

La réponse à ces forces d’injustice et de division doit être trouvée dans l’union de tous ceux qui croient à une harmonie possible entre tous les humains, qui respectent la nature et la vérité. Equilibrons les libertés individuelles dans l’égalité et la solidarité. Créons une nouvelle république universelle, qui saura défendre la vie sur terre contre ces trois forces de destruction.

Le monde virtuel des maîtres de la finance

La guerre touche les pays pétroliers, les transports d’hydrocarbures sont perturbés. Il est normal que le prix du pétrole augmente. Mais à chaque foucade du président des États-Unis à ce sujet, le prix varie. La famille de Trump a directement profité de la première remontée des prix, étant au courant de la prochaine attaque américaine contre l’Iran. Mais les propos incohérents de Trump n’ont pas toujours cette efficacité personnelle. En tout cas l’univers de la finance mondiale semble davantage perturbé par l’instabilité des discours que par l’approvisionnement et la diminution de la ressource.

Prenons un autre exemple : à l’échelle étroite de nos vies, la notion bancaire de prêt, de taux de remboursement a un sens très concret. Mais la dette d’un pays, supérieure à son propre produit intérieur brut, est financée par d’autres prêts et ne semble pas empêcher les riches de ce pays de prospérer, bien au contraire. Les plus pauvres y perdent-ils ? C’est impossible à dire. Nous sommes habitués à ce que les sociétés fassent faillite et s’affranchissent dés lors de leurs dettes. Ne vaudrait il pas mieux déclarer nos pauvres états en faillite et reconstruire une république fondée sur les vrais échanges économiques et non pas ce système financier complètement déconnecté de la réalité du travail des êtres humains ?